13 mai 2018

Mission accomplie.

On l'a dit, alors on l'a fait.
Hier samedi 12 mai 2018, dans une toute petite ruelle de Saint-Martin-de-Ré, avec ChiFouMi on a inauguré le Passage Alan Cope, avec toute la famille Cope, Emmanuel Guibert, les gens de L'Association, les amis d'ici, de là-bas, d'ailleurs : c'était émouvant, c'était hautement satisfaisant, c'était de la sincérité et de la simplicité, de la joie et un poil de fierté, c'était juste ce qui aurait du être fait bien plus tôt mais il n'est jamais trop tard alors on ne boude pas notre plaisir. Il a plu quelques gouttes mais on s'est pris des coups de soleil dans le cœur, et paf.
Celles et ceux qui se demandent où se situe précisément la maison d'Alan telle qu'elle est dessinée dans les livres d'Emmanuel n'auront plus qu'à chercher le panneau désormais. Tout simple.



Merci à Julia et Christelle du Musée Ernest Cognacq, qui ont la classe ; merci à Mr le Maire de Saint-Martin, monsieur Déchelette, ainsi que le conseil municipal : merci à L'Association ; merci à toute la famille Cope ; merci aux copains rétais qui ont rendu ça possible par leur générosité, leur sens de l'implication et leur investissement en forme de coup de main, à moins que cela ne soit le contraire.

2 mai 2018

Mai sera bouillant.

Aujourd'hui on était le 1er mai 2018, et comme à chaque fois il y a des gens qui s'offusquent que des gens pètent des vitrines de dépit, de colère, de rage.
Il ne faut pourtant pas beaucoup de recul pour voir que la violence réelle, concrète, elle sévit toute l'année, et pas seulement durant les manifs. Elle brise des vies toute l'année, elle réduit des espoirs toute l'année, elle castagne des existences toute l'année. On la retrouve partout, elle est confortablement étalée au boulot, dans la rue, à l'étage du dessus, dans les centres sociaux, dans le bus, dans la cour d'école, dans les centres d'accueil des réfugiés, dans la bouche des représentants patronaux, des politiques, des élus, des autres. Mais bon, faut croire que chacun la voit à sa manière, la violence.
Bon, j'espère que les potes de Paname vont bien (les autres aussi), moi j'étais coincé dans une petite ville de province et j'en ai profité pour faire des photos d'actualité (+ un tract vraisemblablement collé du côté du McDo abîmé -pauvre McDo-, emprunté à Herbert Stencil, merci).
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pour sauver l'ambiance, une vue de fin de journée à mater Moïse, Vadim, Flo et les autres en train de jouer du côté du légendaire playground du Jardin des Plantes :
c'était un mercredi à Poitiers.








26 avril 2018

80.

Les copines, les copains : il nous reste 80 jours pour tâter du barbecue au fond, là, derrière les coquelicots.
Après, un chapitre se terminera pour nous et nous repartirons pour d'autres aventures qui nous éloigneront géographiquement du littoral atlantique, pour un certain temps en tout cas.
En un mot comme en cent : top chrono pour les balades à vélo, la glande sur la plage, les brochettes de légumes au fond du jardin. Et demain est un autre jour.


24 avril 2018

Double dose.

Salut visiteur du blog,

Si t'es sur la côte ouest fin de semaine, et si t'aime la fête, le soleil, la bande dessinée, et les îles ensoleillées pleines de versaillais en bermuda et en chaussures bateau, j'ai ce qu'il te faut :

- vendredi 27, 19h, Médiathèque de la Pléiade de Sainte-Marie (17) :
apéro-causerie bande dessinée, laisse ton dernier Astérix chez toi, j'apporte une pile de bons bouquins, car il y en a plein plein plein qui valent le coup d'œil, comme tu le sais, visiteur du blog.

- samedi 28, dès 14h30 et jusqu'à tard, partout dans La Couarde (17) :
c'est La Déambulle, plein de trucs à faire/voir/écouter/manger, des gens sympas à rencontrer toute la journée, et moi et mes douze bacs de disques sur une remorque mobile, ambiance grosse fête de village et t'inquiètes, j'ai The Dells, Kendrick, du Buzzcocks, Cecil Taylor, Kali Uchis, Antônio Carlos Jobim, Goldlink et cie avec moi.

Stay tuned, comme on dit.

22 avril 2018

Dehors les bleus.

J'avais lu un truc concernant le pourcentage de la population française actuelle qui aurait "des origines étrangères" de seconde ou troisième génération ; dont les parents, les grand-parents ou les arrières grands-parents étaient issus de tel ou tel courant migratoire au cours du siècle dernier.

Je ne me souviens plus précisément du chiffre, mais c'était évidemment énorme, parce que cette culture du "français de souche" est un fantasme d'une connerie abyssale, insondable : comment diable des gens, en 2018, peuvent encore essayer de s'agripper à un mirage aussi bête, aussi creux ? Qu'est-ce qui leur fait croire que la misère de notre société, que leurs revendications diverses, sont reliées aux flux migratoires passés ou à venir ? Comment le système dans lequel on s'agite a réussi à ce point ce tour de passe-passe désignant cette "problématique" comme un truc à combattre à ce point ? L'idéologie raciste m'a toujours échappé, mais la petite rando de cette bande de largués m'épate au plus haut point.

Je me demande si les jeunes trous du cul qui sont allés se promener dans la neige avec leurs petits blousons bleus de merde se rendent compte que leur geste symbolique et pathétique donne un drôle d'écho à leur propre existence ? Qu'en allant prendre la pose entre deux sapins pour se donner l'impression qu'ils sont quelqu'un, ils réfutent leur propre filiation familiale, leur propre apparition au monde ? Pourquoi ne vont-ils pas plutôt se jeter dans une crevasse, tant qu'à faire ? Le jour où j'aurai honte d'avoir du sang "étranger" dans les veines, d'avoir eu une grand-mère qui baragouinait le français avec un accent espagnol toute sa vie, de ne pas être complètement franco-français, et bien plutôt que d'aller acheter une doudoune chez Décathlon et d'aller faire le paon sur fond blanc, j'espère trouver un truc qui en jette un peu plus. Se jeter d'une falaise ça a quand même plus de force, dans le geste, non ?


Bonus : cliquez ici.  :)

19 avril 2018

Les apéros ici vont me manquer, vindzouss.

Les potes et leurs plans apéro de fin de journée de dingo...



C'est du côté de Dream'On que l'on trouve les plus belles occasions de profiter du littoral de Charente-Maritime : un très chouette bateau, un formidable skipper qui connaît son boulot (et qui est natif de l'Île de Ré : en gros lorsque le type montre un truc du doigt, on sait qu'il ne se plante pas, quoi), et une virée mémorable. Si j'étais sur TripAdvisor j'irais coller douze étoiles direct.